Isabelle Pellegrin a découvert les qualités esthétiques et malléables de la chambre à air par hasard. Elle en aime l'aspect cuir et velouté, sa beauté masculine, sa solidité et sa
polyvalence. Outre la sculpture sur métal, elle y consacre une part importante de sa créativité. Sous des allures d'ouvrages de maroquinerie, c'est bien de sculpture dont il s'agit. La chambre à air lui impose sa couleur noire, elle dépasse donc cette contrainte par une construction formelle élaborée. L'accumulation des coutures créant par ailleurs une cartographie imaginaire. Le reflet d'un miroir permet d'en dilater la dimension dans un jeu de contraste mat et brillant.